Apnée

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Avec Céline Fuhrer, Thomas Scimeca, Maxence Tual, Thomas de Pourquery, Olivier Saladin, Claire Nadeau, Jean-Luc Vincent, Nicolas Bouchaud, Pascal Sangla, Robert Hatisi, Solal Bouloudnine

Scénario, réalisateur Jean-Christophe Meurisse
Avec la collaboration artistique de Amélie Philippe
Produit par Emmanuel Chaumet
Direction de production Paul Sergent
1er assistant réalisateur Emilie Orsatelli Tesi
Image Javier Ruiz Gomez
Son Colin Favre-Bulle
Montage Carole Le Page
Chef décorateur Sven Kuffer, Hervé Redoules
Chef costumière  Elizabeth Cerqueira
Avec le soutien de  La Collectivité Territoriale de Corse, en partenariat avec le CNC
Avec la participation de CINE +
En association avec Cinémage 10
 

 

Jean-Christophe Meurisse

Après une formation de comédien, Jean-Christophe Meurisse crée en 2005 les Chiens de Navarre, bande d’acteurs dont il dirige les créations collectives pour le théâtre. Ses pièces sont remarquées et saluées par la critique et le public, partout en France mais aussi à l’étranger.
Outre le théâtre, il réalise en 2013 son premier moyen métrage Il est des nôtres (Prix du Syndicat français de la critique et Prix Ciné + au Festival de moyens métrages de Brive). Apnée est son premier long métrage.


 

Apnée

Jean-Christophe Meurisse
Distribution :: 
Date de sortie :: 
19/10/2016
France – 2016 - 1h29. - DCP – 5.1

Céline, Thomas et Maxence marchent toujours par trois. Comme la trilogie de la devise républicaine. Ils veulent se marier, une maison, un travail, des enfants sages et manger tous les jours des huîtres.
Insoumis et inadaptés à une furieuse réalité économique et administrative, ils chevauchent leurs quads de feu et traversent une France accablée, en quête de nouveaux repères, de déserts jonchés de bipèdes et d’instants de bonheur éphémère.

4 questions à Jean-Christophe Meurisse

1 /

Vous êtes metteur en scène de théâtre avec votre troupe les Chiens de Navarre. Quand et comment est née l’idée de passer au cinéma ?
Dans mon travail de metteur en scène, il y a toujours des références au cinéma. J’ai été un spectateur de cinéma avant de venir au théâtre. Au-delà du performatif des Chiens de Navarre, je voulais plus de narration, de continuité, de notion de personnages. Je désirais raconter une histoire et voir des images autrement qu’à la scène.

2 /

Quelle est la part d’écriture et d’improvisation dans Apnée ?
J’ai construit un scénario avec une trame, des situations, tableaux, décors, mais pas de dialogues. On ne savait pas ce qu’on allait dire exactement pour trouver cet hyper présent. J’aime quand l’acteur écrit ou invente ses propres dialogues. Il n’est plus en état de penser ce qu’il va jouer. Il est vrai, accidentel, infantile.

3/

Le film met le monde à plat avec une innocence enfantine, une légèreté et un ton libertaire, non exempt de dureté. C’est à la fois surréaliste, lucide et libératoire...
Il y a quelque chose de très premier degré dans Apnée, et surtout pas de cynisme. En tout cas pas comme on l’entend aujourd’hui. Il y a du Diogène chez ces trois
héros. Un mélange d’intelligence et de naïveté. Ils croquent, regardent notre France qui est un peu accablée. A 40 ans, la naïveté devient autre, entre la légèreté de l’enfance et une revendication un peu libertaire. Je préfère raconter des choses tristes et révoltantes avec le rire.

4 /

Un trio amoureux mène le récit. Le « trouple », un idéal de vie ?
Je n’aime pas trop la psychologie. J’aime que l’imaginaire du spectateur soit actif, qu’il suive des choses réelles, concrètes. Le « trouple » n’est pas une revendication amoureuse personnelle. J’avais peur qu’avec un couple, ce soit trop identifiable. Le trio apporte du décalé, du dérangeant, du symbolique. En ces temps contrariés et contrariants, c’était pousser la provocation, la réflexion, l’exigence, de montrer une forme d’amour possible qui pourrait presque être reconnue.