L'été indien

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REALISATION Alain RAOUST
SCENARIO Alain RAOUST
En collaboration avec Olivier ADAM
IMAGE Céline BOZON
SON  Jean-Paul BERNARD
MONTAGE Sophie DESEUZES
MONTAGE SON et MIXAGE Jean-Marc SCHICK
DECORS et COSTUMES Françoise ARNAUD
MUSIQUE ORIGINALE Pascal HUMBERT
DIRECTION DE PRODUCTION Jacques REBOUD
PRODUCTEUR DELEGUE Bertrand GORE
PRODUCTRICE ASSOCIEE Nathalie MESURET
UNE COPRODUCTION SUNDAY MORNING PRODUCTIONS - RHONE-ALPES CINEMA - DEVELOPPEE AVEC LE SOUTIEN du PROGRAMME MEDIA DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE • du CENTRE NATIONAL DE LA CINEMATOGRAPHIE • de la PROCIREP • de l’ANGOA-AGRICOA
AVEC LA PARTICIPATION Du CENTRE NATIONAL DE LA CINEMATOGRAPHIE
ET LE SOUTIEN de la REGION RHONE-ALPES • de la REGION PROVENCE-ALPES-COTE-D’AZUR

 

Alain Raoust

Né à Nice, en 1966, il grandit dans les Alpes-de-Haute-Provence. Après des études de cinéma à l’Université Paris 8, il devient assistant réalisateur.
Parallèlement, il se consacre au cinéma expérimental avec des films distribués par Paris-Film Coop et Light Cone. De cette expérience - et de l’influence de Philippe Garrel - résulteront notamment deux courts-métrages, "L'hiver encore" (1989), "La Fosse commune" (1990), et un premier long métrage intitulé "Attendre le navire" avec Pierre Clémenti, Benoît Régent et Pascal Greggory (1992), et qui reste à ce jour inédit. A partir de 1995, il renoue avec une narration plus traditionnelle, en réalisant  "Muette est la girouette" - Lettre ouverte à Florence Rey - puis "La Vie sauve" (1997 - Grand Prix du Festival Côté Court de Pantin) moyen métrage qui sort en salle. Suivront deux longs métrages : La Cage avec Caroline Ducey (2002 • Prix de la Critique internationale au Festival de Locarno) et L’été indien.
Films du même auteur valorisés par le Gncr: 

Réalisateur

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2011 FILM
2010 FILM
2009 FILM
2008 FILM
2007 FILM
2002 FILM
2000 FILM
1998 FILM
1996 FILM

L'été indien

Alain Raoust
Distribution :: 
Date de sortie :: 
30/01/2008
France - 2007 - 1h40 - 1.85 - 35mm - son : DTS
René Kreuymerkers habite dans une station de ski des Alpes du Sud, avec sa fille Suzanne. Flamand exilé en France, il vivote tant bien que mal en tachant d’oublier une ancienne vie. Un jour, une lettre et soudain son passé le rattrape.
Face à un secret qu’il ne peut plus cacher, il doit affronter à nouveau l’homme qu’il a été. Au risque de perdre sa fille…
René
Le soir, quand je pouvais, pour t’endormir je te racontais des histoires. Tu aimais ça, les histoires… Tu voulais toujours une histoire… Raconte-moi une histoire papa… Raconte-moi, tu disais… Tu veux que je te raconte une histoire ?

René baisse l’intensité de la lampe. Puis il parle comme s’il avait ouvert une retenue, et qu’un grand fleuve de mots endigués pendant la moitié d’une vie se mettait à se déverser dans un rythme régulier.


René
C’est l’histoire d’une fille qui avait deux ans de plus que toi, et qui voulait des enfants…
Tu sais combien d’enfants elle voulait ? Cinq. Cinq enfants, c’est comme ça qu’elle s’imaginait, avec plein d’enfants. Trois filles et deux garçons. C’est ce qu’elle a dit à son amoureux, à Anvers, le premier jour où ils se sont rencontrés. D’abord une fille, et puis deux garçons. Des jumeaux, châtains, aux yeux noisette. Avec les dents du devant écartées. Les dents de la chance. Et puis après ça, encore deux filles. Elle en parlait tous les jours de leurs enfants, des prénoms qu’ils auraient. Quand il la regardait, il n’arrivait pas à y croire. Croire que c’était lui qu’elle avait choisi. Croire qu’elle l’aimait. Et quand elle le regardait, il pouvait pas s’empêcher de se retourner pour voir si par hasard, tout ça, c’était pas pour un type derrière lui. Des fois ils se regardaient dans les vitrines, et c’est vrai qu’il se trouvait beau avec elle, soudés comme les dix doigts de main. Lui, avant de la rencontrer tout lui avait toujours filé entre les doigts, mais elle, elle s’en foutait de tout ça. Elle lui disait qu’elle voyait en lui des choses qu’il ne pouvait pas voir. Des trésors cachés. Qu’il était un type bien. Qu’il fallait qu’il lui fasse confiance. Que si elle l’aimait, c’était pas comme ça, par hasard. Elle trouvait ça insultant pour elle quand il lui disait qu’il ne valait rien. Pendant un moment il y a cru, à force de se voir si beau dans ses yeux. il a cru que ça y était, qu’il allait reprendre les rênes. Il s’est dit qu’ailleurs la vie serait meilleure. Qu’en descendant vers le Sud il aurait peut-être plus de chance de trouver une vie comme celle dont il rêvait…