Rome plutôt que vous

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Réalisation et scénario Tariq Teguia
Image  Nasser Medjkane  Hacène Aît Kaci 
Son  Corinne Gigon  Kader Affak
Montage  Andrée Davanture  Rodolphe Molla
Montage son et mixage  Myriam René  Laurent Thomas
Musique originale  El Hachemi el Kerfaoui Tchamba
Musique additionnelle  Archie Shepp  Cheb Azzedine  Ornette Coleman
Produit par  Yacine & Tariq Teguia / Neffa films [Algérie]  Cati Couteau/INA [France] , Helge Albers / Flying Moon [Allemagne]
Producteur délégue Neffa films / Yacine & Tariq Teguia
Producteurs associés INA 
Direction de la production et de l'édition Christophe Barrère, Cati Couteau
Producteurs associés Flying Moon  Roshanak Behesht Nedjad, Konstantin Kröning
Production exécutive Pavillon Rouge

 

Tariq Teguia

Né en 1966 à Alger.
Il a suivi des études de philosophie et d’Arts Plastiques.
En 199, il est photographe pigiste pour le quotidien Alger-républicain.
De 1993 à 1995, il travaille à Paris comme assistant du photographe Krzysztof Pruszkowski, activité qui se double de travaux photographiques personnels.
En 2003, il enseigne l’histoire de l’art contemporain à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts d’Alger.
FILMOGRAPHIE
1996 Le Chien [cm, super 16 mm]
1996 Kech’ mouvement ? [cm, 16 mm]
1998 Ferrailles d’attente [cm, vidéo]
2002 La Clôture (Haçla) [cm, vidéo]
2006 Rome plutôt que vous
2008 Inland (Gabbla)
2013 Révolution Zendj
Films du même auteur valorisés par le Gncr: 
Informations complémentaires: 

Sélection "Orizzonti", Mostra de Venise 2007
Grand Prix du Jury et Prix d'interprétation, Festival "Entrevues" de Belfort 2007
Prix Spécial du Jury, Festival International de Fribourg 2007
Woman and Equality Award, Festival international de Thessalonique 2007

Rome plutôt que vous

Tariq Teguia
Distribution :: 
Date de sortie :: 
16/04/2008
Algerie, France, Allemagne – 1h51 – 35 mm – 1.85 – couleur
Depuis plus de dix années, l’Algérie vit une guerre lente, une guerre sans ligne de front mais ayant causé plus  de 100 000 morts. C’est ce désert que  Zina et Kamel - deux jeunes algérois tantôt hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins – voudront sillonner  une dernière fois avant de le quitter.
 
Un jeune chômeur algérois, Kamel, rêve de passer clandestinement en Europe. Il compte pour cela sur un marin trafiquant, Ferhat le Bosco. Tout le film tient à cette recherche du Bosco, dans laquelle Kamel est accompagné par sa fiancée Zina. Une recherche qui finira mal.
On est dans l’Algérie de Godard plutôt que dans celle de Camus. La mer est vue de haut et elle est sale quand on l’approche. Tout ce qu’on a, tout ce qu’on tient, tout ce qu’on voit est sans valeur. Tout ce qui compte est loin : loin au-delà de la Méditerranée, loin dans ces lotissements à jamais inachevés où les petits princes du trafic croient construire leur bonheur ; loin dans les souvenirs d’un policier qui fait payer aux autres sa haine de soi. Plus encore  que l’islamisme, dont les policiers qui le combattent partagent le puritanisme mortel, on ressent l’ennui, l’abandon, le mépris, l’échec, l’impasse, la route qu’on ne retrouve pas ou qui n’a jamais existé, ce pays où on est né et où on est pourtant étranger. Comme disait Camus. « Plutôt Rome que vous » (le mot rime en arabe, Rouma wa-la antouma) est presque une insulte qu’on s’adresse à soi (Rome, les Roum, c’est l’Occident par excellence, et le siège du christianisme). A l’heure où l’Algérie s’affole de la conversion au christianisme de quelques milliers des siens, ce film est à voir.

Gabriel Martinez-Gros
Professeur d’histoire islamique à l’université Paris 8

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Tariq Tèguia signe avec Rome plutôt que vous (Rouma walla entouma) un premier long-métrage d’une vigueur et d’une radicalité formelles rares dans un cinéma arabe et africain majoritairement englué dans le discours.
Kamal et Zina errent dans la Madrague, une périphérie d’Alger à la recherche de Bosco, un passeur censé lui fournir un faux passeport lui permettant de rejoindre l’Europe. Sur cette trame viennent se greffer des micro-évenements, les brimades de la police, les intégristes qui tuent, le journaliste pizzaoiolo. Bosco est retrouvé mort. L’errance continue l’espace d’une nuit et d’un jour.

Rome plutôt que vous ne raconte pas ou très peu ; l’intrigue est le prétexte à un travail sur les corps, à une saisie de la ville d’Alger de « dos » aux antipodes de l’orientalisme d’un Nadir Moknèche. Tourné essentiellement en lumière naturelle avec des acteurs non professionnels qui ne jouent pas mais subissent et nous restituent l’abattement, le poids de l’ennui, osant les silences, la sécheresse du propos, de très longs plans séquences en caméra embarquée, ce récit troué, partiellement déconstruit est sous l’influence du cinéma d’Antonioni, avec des clins d’œil à Bresson et aux premiers Godard.
Tariq Téguia a du style mais Rome plutôt que vous n’est pas un exercice de style, loin de là. L’actualité y est présente sans être soulignée, dans ce prêche télévisuel (entendu hors champ) d’un Cheikh qui décrète le caractère illicite du vernis à ongles pour la bonne musulmane, dans cet hymne au Jihad lu par l’intégriste criminel, dans ce face à face entre Kamal, Zina, leur ami et la police au café, dans ces mises en abyme et l’incursion de mots d’auteurs, dans ces moments où les personnages interpellent la caméra pour dire leur désir d’ailleurs, ou tout simplement pour nous crier qu’ils sont bien là et qu’ils existent.
Aux antipodes du psychologisme et du didactisme, maux qui rongent nos cinémas, Rome plutôt que vous scelle la réconciliation du cinéma maghrébin avec le cinéma dans son acception la plus noble.

IKBEL ZALILA
africine.org – fédération africaine de la critique cinématographique

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Tariq Teguia : notes sur le film
Dans ce film, on parlera autant politique que filles, cigarettes et terrorisme, faux papiers et coupures d’eau dans la langue de ceux qui le traversent. Tout mettre dans le désordre pour entendre ce qu’un statut social devrait refuser aux personnages, leurs paroles ponctuées par des cartons, des mots qui oscillent entre le conflit en cours et l’amour, tout cela, pour espérer faire surgir la joie logée dans la pesanteur des violences.
Comment faire un film en Algérie sans s’intéresser aux montagnes ou aux oasis sahariennes ? Tenter un film sur le présent et ne faire qu’avec lui, un film hors la mémoire d’une gloire passée et regrettée, un film sans costumes et sans paysages sublimes, à moins de voir le désert dans la ville.
Comment filmer une guerre qui prétend à la discrétion ? En filmant le ténu, c’est-à-dire en filmant moins ce qui se joue derrière le mur, mais le mur lui-même. Filmer donc, non pas un grand récit, juste un paysage d’événements. Un film qui suivrait des corps traversés par l’effroi ou un chant de Cheb Azzedine. Non, toutes les filles ne baissent pas les yeux dans la rue, oui, beaucoup de jeunes Algérois veulent fuir ! Pas  seulement pour des raisons matérielles — travail, logement — mais par refus, même inconscient,  d’une société de l’enfermement.
Dans ce film, on verra que la violence prend la forme d’événements brutaux et rapides. Il n’y a à Alger et dans sa périphérie immédiate, aucune zone de conflit ouvert. La violence est brève, même s’il arrive qu’elle prenne les motifs les plus sanglants : voitures piégées, embuscades contre des policiers ou des civils, opérations nocturnes des forces de police. Evénement du quotidien, la violence n’en est pas moins présente. Elle n’est pas extraordinaire, elle est l’ordinaire du quotidien. Faire un road movie au ralenti, sur les distances courtes d’un quartier en construction. Un parcours qui s’opposerait au dehors ralentissement généralisé de la ville qui se referme sur elle- même — dans un labyrinthe fait de carcasses de maisons inachevées, de vrais et faux barrages, de balles que l’on entend siffler, de corps statufiés au pied des immeubles. Une progression en  périphérie, dans un dédale de décombres récents du chantier Algérie, entre la boucle et la ligne  droite.
     
En somme, Rome plutôt que vous dessine au présent, la carte d’un périple laborieux motivé par les papiers qui manquent, l’esquisse d’une fuite dans un paysage qui peine à se faire. Une carte où le parpaing côtoierait les jeunes qui s’ennuient, une carte en fragments qui fait bondir du global au geste microscopique. Etre sinueux : un arrêt pour acheter des cigarettes, un autre pour demander où l’on peut trouver le Bosco, un interrogatoire par des policiers en civil. Si, au commencement, il y a le prétexte du  départ à l’étranger, plus tard, on ne cherche plus, on avance. 
Mais s’il faut dire la tragédie, c’est pour rappeler que quelque chose persiste, quelque chose de justement consubstantiel au désastre, la vie, rien moins. C’est pourquoi dans ce film on danse. Danser n’est pas une thérapie au danger. Danser à quatre, sur un air de Cheb Azzedine c’est rendre audible le présent fait d’autres bruits que les cris de détresse. La musique, écoutée, dansée, fredonnée, comme la contrepartie implicite du désastre en cours, parce que rien, dans la violence d’aujourd’hui, n’empêche les  chanteurs de raï de dire gaiement “ Je suis perdu, laissez-moi me perdre ”.
Bref, un film qui chantera avec Cheb Azzedine“ Gloire, gloire à nos vivants ! ”. 
Pour finir, quelques mots à propos des acteurs qui n’en sont pas. L’authenticité de l’incarnation - ils ne jouent pas autre chose que ce qu’ils sont dans la vie - ne dit rien sur le cinéma et n’est pas l’assurance d’une vérité plus grande. Tout au plus rappelle-t-elle que cette fiction voudrait être attentive  au corps  sagace de Zina-Samira, un film aussi léger que Rachid-Kamel, aussi lent que Lali Merzak. La formule : le lent  et le léger, le flux pris dans l’enceinte. Oui, la lenteur du déplacement et la soudaineté des événements.
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« Séjour où des corps vont cherchant chacun son dépeupleur. Assez vaste pour permettre de chercher en vain. Assez restreint pour que toute fuite soit vaine »
Samuel Beckett, Le Dépeupleur

Entre le moment de l’écriture et celui de la fabrication, huit années ont été nécessaires au jeune réalisateur algérien Tariq Téguia pour achever Rome plutôt que vous. Un premier long métrage de fiction qui, par la force politique de son propos et l’ampleur de ses écritures visuelles et sonores, signe l’arrivée d’un nouveau cinéaste sur la carte mondialisée des images et des sons. Cette éclosion, faite d’obstination et de ténacité, constitue indéniablement une excellente nouvelle pour l’ensemble du continent africain, tant il est vrai que ses cinéastes ne bénéficient guère de l’engouement financier et critique conférés, par exemple, aux cinématographies asiatiques ou sud-américaines. Hasard du calendrier ou coïncidence fortuite, il se trouve que l’Algérie vient de procéder dans une quasi indifférence au renouvellement de son Assemblée populaire nationale (APN). Alors que l’immense majorité de la population vit dans des conditions matérielles misérables, que les violences de tous bords, étatiques ou terroristes, se pérennisent en une guerre civile larvée qui ne dit pas son nom, et que le népotisme s’impose comme le seul mode politique opératoire, au détriment des plus déshérités.

Si cette déliquescence généralisée continue de produire une grande violence (1), rappelant la folie meurtrière des années quatre-vingt dix (2), elle génère aussi une immense détresse qui constitue en partie la toile de fond opaque, et parfois inquiétante, de Rome plutôt que vous. Ce sentiment d’abandon était déjà au cœur des constructions inachevées et des tiges d’acier figées dans le béton de Ferrailles d’attente(1998), un essai philosophique et politique d’images vidéos mêlées à des fragments de textes et à des photographies. Six ans plus tard, La clôture (2004) optait pour un changement radical de régime et de ton. Brûlot rageur en forme de happening frontal et sans concession, ce court métrage donnait déjà la parole à de jeunes algériens désespérés face à un horizon totalement bouché. Et leur fureur de dire l’ennui et l’enfermement débordait le cadre du plan pour prendre à la gorge le spectateur.

Appuyé sur ces solides fondations documentaires, Rome plutôt que vous est un road movie en vase clôt, ou presque, une lente dérive étirée à l’échelle d’une ville et de sa périphérie - Alger et le quartier de La Madrague. Les gestes de mise en scène tirent à l’évidence leur force sensible et politique de ce resserrement géographique. Pour suivre la quête de Kamel et Zina à la recherche du Bosco, un marin susceptible de faire quitter le pays au jeune homme, Tariq Téguia invente des figures - cercles, labyrinthes, spirales – qui déplient l’espace mental, sensoriel et affectif du couple. Et, dans une même pulsation, celui de tout un pays. La texture des images, avec leurs contours indécis, mais aussi les ruptures sonores et les temporalités distendues renforcent cette sensation. Notamment dans les séquences nocturnes peu éclairées, bouchées, monochromes presque, quand le film, installé dans la tête des protagonistes, prend la forme d’un songe.

Entamée entre chien et loup le long d’une route déserte sur les hauteurs d’Alger, la première demi heure s’avère particulièrement haletante, en partie grâce à des choix de montages complexes, notamment dans l’agencement des ellipses qui infiltrent le cours du récit. Mêlant inextricablement la réalité à la fiction - les docks d’Alger peuplés d’ombres fugitives, le simulacre d’une exécution, l’appartement où Zina se prépare difficilement un café (allumettes défectueuses, robinet asséché) -, Tariq Téguia pose d’emblée dans cette ouverture les différents tempos et climats qu’il ne va cesser de redistribuer. Entre décompressions et brusques montées de fièvre, « apnée sonore (3) » et exubérance de la langue ou des musiques (furie libertaire d’Archie Shepp), nature hypnotique et éclats du réel, matière documentaire et approche plasticienne, citations littéraires et emprunts artistiques (4).

Sur un mode qui sollicite autant l’œil que l’oreille, de nombreux indices saisis entre les lignes de fuite indiquent que Rome plutôt que vous se situe dans les années 90. En effet l’instauration du couvre-feux qui piège Kamel et Zina dans La Madrague, les massacres relatés dans la presse, l’évocation des bombes posées sur les lignes de bus ou encore les dogmes religieux échappés d’une radio sont autant d’informations qui marquent cette époque sanglante. Pour autant, le film représente assurément beaucoup du présent de l’Algérie. Les coupures d’eau y sont toujours de rigueur, les petits et les grands trafics, quotidiens, le contexte économique aussi calamiteux, les attentats encore présents et - surtout ? - l’ennui, profond. Ce temps mort ou faible du désœuvrement, enregistré dans sa durée avec de longs plans-séquences (pari osé quand on connaît le seuil de tolérance du spectateur, mais pari tenu), est porté sans aucun exotisme, mais avec un certain détachement, par le corps des acteurs, leurs postures imperturbables et leurs visages presque sans expressions (5). « Amateurs » dans le sens le plus noble du terme, ils sont à l’écran ce qu’ils sont dans la vie de tous les jours : des corps « membranes (6) » ; des personnages qui comme Bartelby (7) « aimeraient mieux pas » mais finissent par ne plus avoir d’autres choix que celui de l’exil.

Malgré un état des lieux pour le moins sombre, Rome plutôt que vous est aussi secoué par de joyeuses fulgurances. Si l’interrogatoire mené par des policiers en civil dans un bar de La Madrague est l’une des séquences les plus prenantes tant le réalisateur, à la manière du spoken word (8), fait claquer la langue et les répliques à une cadence folle, celle de la bringue qui mènent les danseurs jusqu’au petit matin reste la plus émouvante. Depuis combien de temps en effet n’avions-nous pas vu au cinéma une scène de fête aussi pleine de vie et de fraternité ? Captée de cette façon là, caméra à l’épaule au milieu des visages et des corps dans le fracas des décibels. Peut-être bien depuis les films de John Cassavetes.

Cependant, même au cinéma, l’amitié ne protège pas toujours du malheur, et c’est au bout d’une route sans âme, dans le fatras de zones péri-urbaines désertes que Kamel le « fuiteur », après avoir récupéré par chance passeport et visa, trouvera finalement la mort dans une lumière aveuglante. Exécution foudroyante quasi abstraite, probablement perpétrée par des activistes islamistes, même si un doute subsiste quant à leur identité, ce qui rend la chute plus troublante. L’épilogue nous laisse alors en tête à tête avec le visage de Zina, gelé par un arrêt sur image de la durée d’un battement de cil. À l’instar de sa cousine américaine Wanda (9), figure elle aussi hautement « bartlebienne », le regard que Zina plante dans le nôtre ne laisse en rien présager de ce qui va suivre. Fin d’une boucle ici et nouveau zig-zag ailleurs ? Rester ou quitter le pays pour rejoindre la ronde des clandestins, balseros et autres mojados du monde entier ? Le film s’ouvre à tous les possibles. Et cette dernière image en forme d’explosante-fixe (10) n’en est que plus bouleversante.
Eric Vidal, juillet 2007, La Pensée du Midi.
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NOTES
1. Comme en témoignent les attentats des derniers mois.
2. Amorcée en 1992 avec l’annulation des élections législatives remportées par le FIS (Front Islamique du Salut).
3. Les mots sont du réalisateur.
4. Les matériaux pauvres de Thomas Hirschhorn (papier, carton, feuille d’aluminium) ; les affiches, autocollants, tracts et autres « images résistantes » du collectif Ne Pas Plier.
5. Le travail sur un jeu épuisé, l’importance accordée au lieu (et non au décor), les éclairages minimalistes, les passerelles entre politique et esthétique : le cinéma de Tariq Téguia a indéniablement quelque chose à partager avec entre autres les œuvres du portugais Pedro Costa, du chinois Jia Zhang-Ke ou encore du sri-lankais Vimukhti Jayasundara. Mais aussi, et plus inattendu, avec l’univers de Jean-Pierre Melville.
6. Ibid, expression du réalisateur, déjà cité.
7. Herman Melville, « Bartleby ».
8. Ancêtre du rap, le spoken word apparaît au début des années soixante-dix avec des musiciens noirs politiquement très engagés comme Gil Scott Heron ou les Last Poet et leur titre phare, Niggers Are Scared of Revolution.
9. Tourné en 1970, le beau film éponyme de Barbara Loden s’achevait lui aussi par un arrêt sur image et sur le regard indécidable de Wanda dont on ne pouvait dire s’il était ou non un appel de détresse.
10. « Explosante-fixe »  (1934) est le titre d’une photographie de Man Ray.