Rétrospective Chris Marker

Text Resize

-A +A
 
Œuvres et auteurs
FILMS SOUTENUS

Rétrospective Chris Marker

L’ADRC et le GNCR soutiennent la rétrospective des films de Chris Marker au cinéma :

Le Joli mai (La Sofra/Potemkine) , Le Fond de l'air est rouge (Iskra), Sans soleilLettre de Sibérie,  Level five (Tamasa distribution) + Programme de courts métrages : Un Dimanche à Pékin, La Jetée, Vive la baleine, Junkopia (Tamasa distribution) 
L'ADRC, en partenariat avec le GNCR, propose un document d'accompagnement "Planète Marker" que vous pouvez commander auprès du GNCR. Par ailleurs, l'ADRC prendra en charge le déplacement des internants autour de la rétrospective Chris Marker, tandis que le GNCR rémunérera les critiques pour leur intervention dans les salles adhérentes. N'hésitez pas à nous contacter pour davantage d'informations.

LISTE DES FILMS FAISANT PARTIE DE LA RETROSPECTIVE 
Exposition au Centre Pompidou, Paris "Planète Marker" du 16 octobre 2013 - 16 décembre 2013 - Le Centre Pompidou et la Bibliothèque Publique d'Information rendent hommage à Chris Marker, à travers ses films bien sûr, mais aussi en suivant la piste de ses inspirations, de ses amitiés et de ses rencontres… Au cœur de ce voyage, l’exposition de ses installations et des oeuvres multimédias rassemblées dans la collection du Centre Pompidou, ses films et vidéos et un salon de lecture à la Bpi.

AUTOUR DE CHRIS MARKER - sur France Culture par Michel Ciment
PROJECTION PRIVEE - ici

 

Chris Marker (1921-2012)   UNE VIE UNE OEUVRE - EMISSION DE FRANCE CULTURE 

http://www.franceculture.fr/emission-une-vie-une-oeuvre-chris-marker-1921-2012-2012-12-01

Lorsque Chris Marker est mort en juillet 2012, à l’âge de 91 ans, c’est à son film La Jetée que l’on a pensé. Réalisé en 1962 à partir de photographies accompagnées d’un commentaire lu par Jean Négroni et de bruits de bombardements, ce film de science-fiction ne ressemblait à aucun autre. A sa mort, d’autres admirateurs de Marker citaient Sans Soleil, film de 1983, qui n’est ni un documentaire, ni une fiction, dans lequel le réalisateur annonce l’ère du virtuel et du numérique. D’autres encore rappelaient Cuba Si, essai filmé de 1961, ou encore l’aventure des groupes Medvekine initiée par Marker peu avant mai 68. Il s’agissait de donner des caméras aux ouvriers, de leur apprendre à s’en servir pour en faire un instrument de lutte. Sans oublier Le Fond de l’air est rouge, rétrospective de plus de quatre heures des luttes révolutionnaires d’une décennie, 1967-1977. Le montage du film, épatant d’habileté, la richesse des archives, et l’intelligence des commentaires - la marque de fabrique de Marker - en font un chef d’œuvre. En 1977, l’espérance révolutionnaire était ensevelie et le bilan sombre, pour Chris Marker. Il y rappelle qu’en 1968, c’est à Prague et non à Paris que se passaient les choses les plus sérieuses. Dans les trente dernières années de sa vie, Marker a travaillé avec la vidéo et le numérique, dans un atelier-capharnaüm : une mémoire du monde en images et en sons.
Quelle fut la trajectoire politique de Chris Marker, puisqu’elle ne fut pas un long fleuve tranquille ? Que s’est-il passé entre Cuba Si, pro-castriste, Le Fond de l’air est rouge et le cd -rom Immemory ? Pourquoi ce cinéaste si engagé souhait-il rester secret, ne pas se montrer, ne jamais faire entendre le son de sa voix, rester caché derrière un pseudonyme – plusieurs, même ? Quels sont les liens entre ce goût et cette pratique orthodoxes du secret et le sens de cette œuvre ?
AVEC :
Claude Lanzmann, écrivain, cinéaste, auteur du Lièvre de Patagonie et de La Tombe du divin plongeur, publiés chez Gallimard
Régis Debray, écrivain, essayiste, auteur de Jeunesse du sacré, publié chez Gallimard
Raymond Bellour, historien du cinéma, auteur de L’Entre-images 2 et de La Querelle des dispositifs, publiés chez POL
Arnaud Lambert, cinéaste, auteur de Also known as Chris Marker, édition Le Point du jour
Bruno Muel, cameraman
Eric Marty, écrivain, professeur de littérature contemporaine à Paris VII
Edouard Waintrop, directeur de la Quinzaine des réalisateurs

Biographie de Chris Marker

Souvent qualifié de « cinéaste inclassable », l’auteur commence à se faire connaître par des films de voyage comme Les Statues meurent aussi, documentaire consacré à l’art nègre et pamphlet anticolonial coréalisé avec Alain Resnais et partiellement interdit par la censure jusqu’en 1963, mais aussi Dimanche à Pékin (1956) et Lettre de Sibérie (1957). Ce dernier film amène le critique André Bazin à parler de la naissance d’une forme nouvelle : « l’essai documenté » en insistant sur les liens établis par Marker entre le son et l’image à l’origine d’un nouveau montage non plus vertical dans le déroulement de la pellicule mais horizontal, de la bande son à la bande image. Suivront Description d’un combat (1960) consacré à la naissance de l’Etat d’Israël et Cuba si (1962) qui célèbre le deuxième anniversaire de la Révolution cubaine. (...)
C’est avec Loin du Vietnam que naît la société de production Slon qui deviendra Iskra en 1974. Pendant 10 ans, le cinéaste se consacre à une activité militante dont Le Fond de l’air est rouge (1977) sera le résumé. Film polyphonique sur l’amitié et l’engagement, ce long métrage sera complété par des portraits d’amis proches comme Simone Signoret avec Mémoire pour Simone (1986), Alexandre Medvedkine avec Le Tombeau d’Alexandre (1993) ou Andrei Tarkovski à travers Une Journée d’Andreï Arsenevitch (2000).
Sans soleil (1982) permet à Marker de renouer avec les films de voyage à travers une réflexion sur la mémoire et les nouvelles images que l’on retrouvera dans Level 5 (1996) mais aussi sur le CD-Rom Immemory (1998). Le cinéaste poursuivra cette réflexion sur « Second Life » avec l’exposition virtuelle L’Ouvroir inaugurée en 2008.
Son dernier film, Chats perchés (2004) est un codicille à l’ensemble de son œuvre retrouvant ses grands thèmes sous l’égide du chat, son animal fétiche. Le film est traversé par la figure du cercle qui résume la manière dont l’œuvre est construite comme la vie de Marker faite de hasard et de nécessité.”                                          
Bamchade Pourvali

 

PLANÈTE MARKER

du 16 octobre au 22 décembre 2013 - Films, exposition, salon de lecture, rencontres, performances au Centre Pompidou 

Pendant deux mois, alors que ressortent en salles et en dvd plusieurs de ses films, le Centre Pompidou propose de découvrir cette Planète Marker.
Au-delà des films et vidéos de Chris Marker pour la première fois rassemblés, au-delà de ses installations, livres, cd-rom, site internet exposés ensemble, Planète Marker suit également la piste de ses inspirations, de ses amitiés et de ses influences. Projections, installations, conférences, rencontres, performances, concerts, salon de lecture dessinent ainsi la carte d’une Planète Marker constituée de zones d’ombre et de lumière, de terrains accidentés aux reliefs, climats, bestiaires, populations et histoires multiples qui ressemblent à s’y méprendre à ceux de nos XXème et XXIème siècles.

Centre Pompidou - PARIS : www.centrepompidou.fr


 

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE

OUVRAGES DE RÉFÉRENCE
• Guy Gauthier, Chris Marker, écrivain multimédia ou Voyage à travers les médias, L’Harmattan, 2001
• Bamchade Pourvali, Chris Marker, coll. «Les petits Cahiers», Scérén-Cndp, Cahiers du cinéma, 2003.
• Arnaud Lambert, Also Known as Chris Marker, Le Point du jour, 2008


SITE INTERNET SUR CHRIS MARKER  http://chrismarker.ch