le nouveau Cinéma Le Méliès à Grenoble

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Portrait de salles

le nouveau Cinéma Le Méliès à Grenoble

La journée de prévisionnement et le Conseil d'Administration du GNCR du mois de septembre 2012 ont été accueillis en beauté au Cinéma Le Mélies à Grenoble. Le Cinéma Le Mélies : un rêve devenu réalité! Quand le Méliès passe d’une salle unique à trois, on ne peut refréner l'envie de partager la bonne nouvelle, pour les grenoblois, pour toutes les petites salles et pour le cinéma Recherche et Art et Essai.

Déménager un cinéma, c'est Une Odyssée de l'Espace pas comme les autres
Depuis le 23 juin 2012, le Méliès a pris ses quartiers à la Caserne de Bonne, un grand changement pour ce cinéma mais dans l'optique de continuer les nombreuses actions pour l'éducation à l'image et la promotion du cinéma d'auteur dans le bassin Grenoblois.

Le Méliès c'est...
> Trois salles de cinéma implantées dans l’éco-quartier innovant Grenoblois.

> Le développement de l’activité de formation des publics (salle multimédia, salle de création, cours de cinéma, séances scolaires et formations des professionnels de l’enfance).

> Un espace culturel avec un café et une librairie.

> Un cinéma classé art & essai aux trois labels de qualité (Recherche et découverte, Jeune public, Patrimoine et répertoire).

> La volonté d’offrir une alternative aux grands groupes d’exploitation.

Un long combat Un agrandissement, pour une petite salle art & essai dont la légitimité s’apprécie à son ancienneté et à son travail d’intérêt public est un chemin semé d'embûches.

Genèse d’un projet Depuis 1967, le Méliès, cinéma associatif, compose avec sa petite salle de 96 places dans les locaux d’un immeuble du centre-ville de Grenoble. Dès le début des années 2000, malgré son fort taux de fréquentation et la volonté de la Ligue de l’enseignement F.O.L. de l’Isère de conserver son cinéma, le Méliès est dans une impasse structurelle. Une situation ressentie par l’ensemble des petites salles de provinces. En 2005, bonne nouvelle, l’opportunité de s’agrandir se dessine.

Quand le C.N.C. se désintéresse des “petits” Aussi lorsqu'en 2007, le désengagement financier du C.N.C. met à mal le projet de développement, l’équipe du Méliès commence à  sérieusement douter de son avenir et de celui du cinéma art & essai en général.

Des soutiens de tous bords De nombreux soutiens se manifestent alors, tant financiers que symboliques, ainsi que de nombreux spectateurs et beaucoup d'autres amis du cinéma. En 2009, grâce à leur engagement à nos côtés, le cinéma réunit enfin les fonds nécessaires et pose la première pierre de ce véritable chantier d’envergure. Après presque 10 ans de projet, de travail et d’énergie, le Méliès arrive au terme de sa course et aux prémices d’une nouvelle aventure à la Caserne de Bonne. Gageons que cet avenir dure longtemps

Une alternative aux grands circuits de diffusion 
Classé art & essai aux trois labels (Jeune Public, Recherche et découverte et Patrimoine et répertoire) et fidèle à ses valeurs, le Méliès continuera de se positionner, à une plus grande échelle, en alternative à l’offre cinématographique plus commerciale, présentée par les grands circuits de diffusion.

un accès pour tous
Son appartenance à la fédération de l’Isère de La Ligue de l’enseignement, association historique et nationale d’éducation populaire, l’oriente naturellement vers une politique d’accès à la culture pour tous : des tarifs qui s’adaptent aux situations de chacun et une programmation art & essai en direction de tous les publics.

 

un espace d’échange
Dans la continuité de ce qu’il est déjà, le Méliès sera un lieu de vie où les gens se rencontrent et se parlent : autour d’un café, au guichet ou dans le hall d’accueil avec l’équipe du cinéma. Loin de l’atmosphère de supermarché des grands circuits, le dialogue y est privilégié sous toutes ses formes, de façon à rendre la séance de cinéma différente, ludique et partagée.

Un cinéma du « voir et du faire »
Parce qu’une autre façon de comprendre c’est de passer à la pratique, le Méliès souhaite développer l’offre d’ateliers de cinéma.
La salle multimédia :
∙ Un équipement informatique et des logiciels de pointe.
∙ Des ateliers de montage et une approche technique du cinéma d’animation.
La salle de création :
∙ Une salle d’atelier modulable pour la création : table lumineuse, écran vert, et caméra.
Des espaces d’expositions :
∙ Halls et couloirs accueilleront des expositions montées au cours de ces ateliers ou par des structures partenaires

 

Quand un cinéaste filme les dessous du Méliès Le Méliès fait l’objet de toute l’attention de Vincent Sorrel, auteur réalisateur de films documentaires. Depuis deux ans, Vincent Sorrel, à travers sa caméra, assiste aux réunions d’équipe, aux réunions de chantier, aux discussions formelles, informelles, filme les gestes techniques, les gestes courants, ce qui se cache derrière l’écran…

Le premier Spectateur Le spectateur n’apparaît pas à l’image mais, il est constamment question de lui. Quelle place a-t-il ? Quel cheminement fait-il ? Que voit-il ? Qu’imagine-t-il ? Que lui propose-t-on avant, après la projection ?
La caméra se place du point de vue du spectateur, du premier spectateur d’un futur lieu qui lui appartient déjà, petit à petit. La caméra alerte le spectateur sur la rupture que sont entrain de vivre les salles de cinéma à l’heure du cinéma numérique, de la 3D et des caisses automatiques. Quels impacts ces changement ont-ils sur le travail d’équipe, la programmation, le spectateur ?

Derrière l'image Jean Epstein a écrit : « Nous ignorons tout de ce que nous ignorons du cinéma ». Le documentaire de Vincent Sorrel souhaite éclairer quelque peu cette ignorance, sensibiliser le spectateur, de la même manière qu’un peu de lumière sur une pellicule sensible nous donne à voir des images, qui, dans le noir de la salle, questionnent l’âme.


www.cinemalemelies.org/