FINS DE MONDES - Festival "Est-ce ainsi que les hommes vivent" du 6 au 12 février 2013

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Temps forts

FINS DE MONDES - Festival "Est-ce ainsi que les hommes vivent" du 6 au 12 février 2013

 

 
Crises économique, politique et sociale, bouleversements écologiques... Fins de mondes. L’idée de catastrophe, d’épuisement, de finitude marque nos sociétés et particulièrement ce début de siècle. Face à ces crises multiples et pour ne pas laisser place au catastrophisme ou au sentiment d’angoisse, comment repenser l’avenir et envisager un monde nouveau ? Depuis ses débuts, le cinéma projette sur grand écran les craintes suscitées par le devenir collectif de l’humanité et le sens de l’existence individuelle. Destruction planétaire ou effondrements intimes, les films soulèvent les questions des fins dernières : quel monde après le chaos ? Décomposition des valeurs, destruction de la vie quotidienne, fin finale ? Ou désir d’une nouvelle donne ? À travers plus de 70 films (classiques, inédits et avant-premières, fictions, documentaires, films expérimentaux, longs et courts métrages) accompagnés par de nombreuses rencontres (cinéastes, philosophes, journalistes...), Fins de mondes* propose une approche critique
et plurielle, à la mesure de la richesse et des enjeux que suscite cette thématique.

 


Notre temps est, dit-on, celui des catastrophes et de la certitude du pire. Catastrophe climatique, menace nucléaire, crise morale, économique, sociale, difficulté à penser ou même imaginer demain, résurgence de thèmes apocalyptiques, ce motif de la fin, ou plus exactement des fins de mondes que nous vous proposons de visiter est un thème cinématographique majeur depuis les débuts du cinéma. Il est en même temps la synthèse de toutes les pertes et peurs humaines. Car bien plus qu’un symptôme d’une période de crise, Fins de Mondes questionne les disparitions qui nous menacent et de quelle fin faut-il se prémunir ? Fins de mondes n’est pas fin de vie et notre programmation espère justement nous aider à saisir la nuance et surtout nous laisser le temps de les voir venir ces fins de mondes, de les réfléchir et de s’y préparer. Destruction planétaire, fin de cycle ou effondrement intime, la fin du monde au cinéma n’en est jamais vraiment une, elle est surtout souvent une allégorie, une manière de questionner nos sociétés, Est-ce ainsi que les hommes vivent ?...

Le cinéaste Abel Ferrara est notre invité d’honneur, « les films d’apocalypse, c’est mon ADN » disait-il récemment, 4h44 Dernier jour sur terre est son dernier film, nous sommes très heureux de le recevoir pour présenter une partie essentielle de son oeuvre.
Post Tenebras Lux est le titre de la nouvelle réalisation d’un autre cinéaste que nous accueillons avec un immense plaisir : Carlos Reygadas. Avec une leçon de cinéma et une carte blanche où il dialoguera avec Bruno Dumont autour de son film 29 Palms, nul doute que la présence de ce cinéaste mexicain à  Saint-Denis sera passionnante.
De l’univers tragique et métaphysique des films de Cipri/Maresco à un hommage à Marcel Hanoun, d’un atelier critique Au bord du néant de la revue Vertigo à une conférence Intermondes de Peter Szendy, d’une nuit de l’apocalypse à un échange avec Jean-Luc Nancy autour du film Melancholia de Lars von Trier, en passant par de nombreuses autres rencontres avec des cinéastes, philosophes ou journalistes, autant d’occasions d’approcher ces Fins de  mondes. Pendant une semaine au cinéma l’Ecran, nous vous proposons de commencer par la fin ! Pour mieux comprendre le début. Quoi de mieux que le cinéma pour réinvestir le monde, « Il faut que le cinéma filme, non pas le monde, mais la croyance à ce monde, notre seul lien. […] Nous avons besoin de raisons de croire en ce monde*». 
BORIS SPIRE - directeur de l'Ecran - SAINT DENIS 93
 
*G. Deleuze, L’Image-temps, Cinéma 2, Paris, Minuit, 1985, p 223.
 
Toutes les infos sur www.estceainsi.fr