Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, Nana apprend à rester. Sa mère, Nia, souffrant d’une mystérieuse maladie, est partie peu après sa naissance. Lorsque Nana est prise de fortes fièvres, on l’envoie se faire soigner au pied d’un volcan, où elle découvre un monde suspendu entre rêves et réalité. Des années plus tard, alors que Nana est adolescente, Nia revient.
Festival des 3 Continents 2024 – Montgolfière d’or
Un film de Denis Fernandes
Denise Fernandes
Née en 1990 à Lisbonne (Portugal). Nationalité suisse. 2008-11 Études à la CISA (Conservatorio Internazionale di Scienze Audiovisive), Lugano. 2011-13 Études à la Escuela Internacional de Cine y TV, Cuba. Ses courts métrages PAN SIN MERMELATA (2012) était sélectionné pour Upcoming Talent aux Journées de Soleure et IDYLLIUM (2013), primé au Festival international de Winterthur. Son premier long métrage HANAMI (2024) a été sélectionné parmi soiante-dix projets pour le Solothurn Talent Lab 2016 et a reçu le prix du meilleur premier projet par la Société suisse des auteurs (SSA). HANAMI (2024) est présenté en première dans la section Concorso Cineasti del presente de Locarno.
L’avis du GNCR
Un vent qui souffle, des mains qui se frôlent puis se touchent, un vase brisé… L’ouverture du film donne le ton : comme un recueil de poésies, Hanami est construit en plusieurs parties, aux tonalités, lumières et couleurs distinctes, avec toutefois une grande cohérence. Depuis le ventre de sa mère, jusqu’à leur véritable rencontre des années plus tard, nous suivons Nana, qui grandit entourée d’une communauté solide, mais au sein de laquelle les absences sont omniprésentes. Portée par la douceur et le rythme d’une langue magnifique, au milieu de paysages impressionnants, Denise Fernandes parle avec force et sensibilité de l’exil, mais du point de vue des personnes qui restent, et ce sans regard surplombant. Alors qu’on force toujours plus les personnes exilées à « s’intégrer » en reniant les racines qui les constituent, le film est d’autant plus bouleversant.
Loïc Rieunier, délégué général de l’ACOR – Association des cinémas de l’ouest pour la recherche
Entretien avec Denise Fernandes
À venir