Alors que se déroulait la première montée des marches du Festival de Cannes qui marquait son ouverture, nous apprenions avec une grande tristesse teintée d’émotion la disparition de Guy-Claude Marie. Compagnon de longue date du Groupement National des Cinémas de Recherche dont il fut administrateur pendant une dizaine d’années, Guy-Claude Marie était un cinéphile aussi exigeant que passionné.
Titulaire d’un doctorat en Études cinématographiques et audiovisuelles, on lui doit la première thèse sur le cinéma de Guy Debord (« Guy Debord : de son cinéma en son art et en son temps »). Il a assuré, entre 2013 et 2018, un séminaire sur le cinéma de l’essai à l’École Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse. Mais sa carrière professionnelle fut essentiellement consacrée à la programmation et à l’animation de la salle de cinéma Le Cratère à Toulouse, de 1995 à 2011. C’est d’ailleurs dans sa dernière année au Cratère, et avec l’avènement de la numérisation, qu’il développa les projections du GNCR, en simultanée avec Paris, qui n’ont jamais cessé depuis lors. Il est aussi l’initiateur du projet de recherche IMAGOPUBLICA et de l’association éponyme dont le but est de promouvoir, développer, accompagner ou initier toute action culturelle, d’éducation, de recherche et de création artistique dans le champ de l’essai en cinéma.
Passion, Partage et Transmission sont les trois mots clés mis en avant par le clap Ciné de Canet-en-Roussillon pour la carte blanche qu’il lui laissait. Trois mots clés qui illustrent parfaitement ce qui animait Guy-Claude Marie au quotidien. Jamais avare d’idées pour rendre grâce au cinéma de recherche ou ce qu’il appelait parfois les « essais remarquables », nous lui devons plus récemment le concept du « Retour de Cannes ».
Toutes les pensées de l’équipe du GNCR et de son conseil d’administration vont à son épouse Étiennette.