Le GNCR fête ses 30 ans ! Editos

Editos, Temps forts

LE MOT DU CNC

Par Dominique Boutonnat, président du CNC

Très joyeux anniversaire au Groupement National des Cinémas de Recherche !

Depuis 30 ans, le GNCR s’engage sans relâche pour que vivent la cinéphilie en salles et la découverte des œuvres les plus exigeantes et inattendues du cinéma mondial. Depuis 30 ans, il joue ce rôle précieux de passeur des films les plus singuliers, les plus innovants, parfois les plus déroutants. Son action permet aux programmateurs des salles de découvrir ces films, qui disposent bien souvent de peu de moyens de promotion, et de les faire exister auprès du public. Celui-ci trouve dans les films soutenus par le GNCR une expérience toujours singulière, une rencontre unique, loin des œuvres formatées.

Le CNC se tient aux côtés du GNCR depuis sa création en 1991. Aujourd’hui, le GNCR regroupe 400 établissements cinématographiques partout en France, 12 associations régionales qui, pour cet anniversaire, vont nous faire redécouvrir 30 films marquants de l’histoire du cinéma, tous accompagnés et soutenus par l’association au long de ses 30 années d’existence…

En ces temps difficiles, marqués par deux ans de pandémie et par un contexte international bouleversé, il faut rappeler que nous devons, plus que jamais, protéger les forces de l’esprit, la liberté de création, l’ouverture sur les autres et sur le monde.

Nous avons la chance de vivre dans un pays qui aime le cinéma dans sa diversité, et qui se bat pour lui et pour sa diffusion grâce à un réseau de salles et d’associations extrêmement dense sur tout le territoire. Le CNC, qui fête ses 75 ans, a pour rôle de garantir, par ses soutiens, cette liberté de créer et de montrer des films qui nourrissent nos débats, construisent notre regard et notre imaginaire collectif. C’est notre objectif commun avec le GNCR. Ces deux dernières années, si difficiles, nous avons œuvré à consolider notre action pour renforcer la création dans notre pays et garantir la pérennité de nos salles de cinéma, ce parc de salles unique en Europe auquel nous tenons tant et dans lequel les salles adhérentes au GNCR tiennent une place à part. Il fallait, pour notre industrie audiovisuelle et cinématographique, écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de notre souveraineté culturelle, réaffirmer ces principes fondamentaux qui font de notre pays une grande puissance culturelle, en protégeant ses valeurs jamais éteintes, portées par un ensemble d’acteurs publics mais aussi par des associations comme le GNCR.

Un grand merci au GNCR pour son action capitale et quotidienne, et surtout très bel anniversaire !


LE MOT DU GNCR

Juliette Grimont et Gautier Labrusse, coprésident.es du GNCR

Même si c’est à une fête et à une célébration […] nous ne pouvons guère faire l’impasse sur la période absolument déconcertante et sidérante que nous traversons à l’heure où nous écrivons : à peine sorti.es d’une pandémie mondiale, nous voilà plongé.es dans un contexte de guerre en Europe inédit depuis la seconde guerre mondiale, alors que nous alertent chaque jour un peu plus les sirènes de l’urgence climatique. Voilà pour le contexte global et le climat particulièrement anxiogène dans lequel nous vivons toutes et tous, décidément peu propice à une véritable relance de nos salles. Car celles-ci ont été particulièrement impactées par la « guerre » déclarée au virus avec deux fermetures successives et des mesures restrictives – du couvre-feu au pass vaccinal en passant par les jauges, le port du masque et le pass sanitaire – qui n’ont fait qu’encourager le « coconnage » de nos concitoyens et concitoyennes : en marketing, on appelle ça le cocooning et cela désigne l’attitude consistant à se trouver si bien chez soi qu’on n’est guère poussé à en sortir excepté pour les nécessités vitales. Ce qui a d’abord été contraint par les périodes de confinement successives est devenu quasi comportemental avec la facilitation qu’apporte la révolution numérique. C’est la fameuse « civilisation du poisson rouge » et nous voilà toutes et tous plongé.es dans le bocal.

Nous sommes face à de grands bouleversements aussi bien technologiques qu’anthropologiques et la filière cinéma dans son entièreté doit digérer l’accélération des nouvelles pratiques, la pandémie ayant accouché de progénitures plus qu’inquiétantes avec une croissance au-delà du réel. Entre l’explosion des plateformes, la difficulté à comprendre ce que sont les désirs du public après une très longue séparation, les phénomènes induits que sont la dérégulation, la concentration et la rotation accrue des films en salle, cette période semble en tout point incomparable à celle des décennies précédentes. Et l’avenir est incertain.
La question est de savoir aujourd’hui dans quelles conditions le cinéma existera encore en salle demain, celle-ci n’étant plus le lieu exclusif de diffusion du cinéma. Si nous voulons continuer à nous l’approprier, il faut que nous pensions rapidement à ce que nous souhaitons en faire pour que l’expérience de la salle reste unique. Il faut que nous nous interrogions sur le rôle de nos salles et ce qui en fait la spécificité.

À ce titre, nous avons tout intérêt à regarder dans le rétroviseur, à nous pencher sur le passé et à ce qui nous lie à cette histoire vieille de trente ans qu’a engagée une poignée de pionniers et pionnières dont nous sommes les héritiers et héritières. Demain comme hier, ce qui doit continuer à nous guider c’est la curiosité qui les animait, celle sans cesse renouvelée vers les formes de cinéma les plus audacieuses, les plus poétiques, sensibles, hors des sentiers battus. Leur volonté farouche de rassembler des lieux de cinéma uniques qui composent encore notre maillage : du mono écran au complexe de 7 salles, du cinéma rural à l’établissement le plus urbain, des salles d’exclusivité aux salles de continuation, des cinémas publics aux salles privées ou associatives… Dans toute leur diversité de formes, ce qui réunit les salles au sein du Groupement National des Cinémas de Recherche depuis trente ans, c’est un état d’esprit.

Ce qui les rassemble, c’est leur résolution à créer et animer des lieux de vie sociale et culturelle, des lieux de rencontres entre cinéphiles, entre spectateurs occasionnels et assidus, entre le public et ceux qui font le cinéma, lieux d’échanges, de débats, de convivialité, d’apprentissage, lieux participatifs qui permettent de prolonger l’expérience du cinéma au-delà de la séance et qui font que celle-ci est inégalable. Ce qui les rassemble encore, c’est ce geste de croire à la force des films, à leur capacité de faire œuvre indépendamment de la puissance de leur marketing ou de leur place dans le marché.

L’esprit est resté et continue à se manifester à travers le soutien permanent aux films et aux salles. Ce qui a changé au cours des années, ce sont les outils qui ont été adaptés à notre temps, aux nouvelles pratiques et aux nouveaux besoins des adhérent.es. Plus que jamais les salles se doivent d’événementialiser leur programmation, d’apporter autour des œuvres des éléments permettant de les éclairer, d’en enrichir la vision. Tout au long de son histoire, le GNCR a accompagné les salles dans cette démarche avec l’édition de documents 4 pages qui se déclinent aujourd’hui sur plusieurs supports, de vidéos d’entretiens avec les réalisateurs, réalisatrices ou critiques, d’aide à l’organisation de tournées.

Mais, au-delà de cet accompagnement au long cours, le GNCR sera plus que jamais aux côtés de ses adhérent.es pour relever les défi s qui les attendent dont, notamment, le maintien de leur attractivité. Il conviendra ainsi de mener une réflexion collective approfondie autour d’un réaménagement du modèle de la filière cinéma et d’inscrire le public au cœur de la reprise. Tous et toutes ensemble, nous pourrons nous poser la question du renouvellement des publics qui constitue un enjeu crucial pour toute la filière, à commencer par nos salles dont nous ne voudrions pas que la fenêtre ne devienne qu’accessoire. Pour continuer à les rendre désirables, il faudra bien que nous menions une réflexion de fond sur l’alternative que nous avons à proposer aux publics et sur ce qui fait leurs différences. Au-delà des recettes que nous maîtrisons tous et toutes et du travail constant d’accueil, de fidélisation, de formation, d’animation, de communication, il faudra que nous fassions preuve de beaucoup plus d’imagination pour aller à la (re)conquête des publics, que nous mettions en commun nos réflexions, nos idées et la richesse de nos diversités afin de nous réinventer collectivement.

Cela fait trente ans désormais que le GNCR explore, déchiffre, promeut le 7ème Art, trente ans qu’il accompagne les salles comme lieux d’expérimentation et d’initiation, comme espaces ouverts sur le monde et souhaitons-lui, en cette année de célébration, de continuer à fêter le cinéma pour les trente années qui suivront.


LE PROGRAMME en savoir plus : ici

CELA FAIT 30 ANS !
LE 23 SEPTEMBRE 2021 : LE GNCR A EU 30 ANS !

30 ANNÉES

  • passées à défendre des films d’auteurs peu connus ou émergents.
  • à faire découvrir des œuvres insolites et novatrices.
  • de joies cinéphiliques à partager avec les publics des salles lors de rencontres et d’ateliers.
  • à défendre une certaine idée du cinéma et une idée certaine de la salle de cinéma.
  • à soutenir des salles qui œuvrent tous les jours à faire exister des films de la diversité.
  • de combats.

    DES FILMS !

    Ce qui rassemble et unit nos adhérents, c’est principalement la cinéphilie ou plutôt les cinéphilies. Que l’on aime un cinéma exigeant, comme celui de Belà Tarr, de Jean-Luc Godard, de Alexandre Sokourov ou de Manoel de Oliveira, on peut aussi apprécier des films plus légers, mais tout aussi puissants, comme ceux de Joao Cesar Monteiro, d’Elia Suleiman ou Naomi Kawase.
    Quand on regarde la liste des films soutenus durant ces trente ans, on peut se dire que nous ne sommes pas passés à côté des grands auteurs de cinéma de ces dernières décennies.
    On peut citer :
    Abbas Kiarostami, Mohsen Makhmalbaf, Jafar Panahi pour parler du cinéma iranien ;
    Alexandre Sokourov, Andrei Zviaguintsev, Darejan Omirbaev, Serguey Dvortsevoy pour la Russie ;
    Ken Loach et Peter Greenaway pour le cinéma anglais ;
    Lucian Pintilie, Cristi Puiu, Radu Jude, Corneliu Porumboiu pour la Roumanie ;
    Manoel de Oliveira, Pedro Costa, Joao Cesar Monteiro, Miguel Gomes pour le cinéma portugais.
    Pour ce cinéma japonais si insolite avec des oeuvres de Hirokazu Kore-Eda, Kiyoshi Kurosawa, Nobuhiro Suwa, Aoyama Shinji, Naomi Kawase…
    Et aussi Théo Angelopoulos, Aki Kaurismaki, Michael Haneke, Bélà Tarr… pour ce cinéma intemporel européen.
    Tous ces grands auteurs ont été soutenus par le GNCR.
    On peut aussi ajouter les auteurs asiatiques les plus envoûtants tels que Hou Hsiao-Hsien, Tsai Ming-Liang, Jia Zhangke, Wang Bing, Wong Kar-Wai, Apichatpong Weerasethakul, sans omettre le premier film de Bong Jong-Hoo The Host.
    On s’aperçoit aussi que nous avons su repérer les premières œuvres du cinéma mondial, notamment du cinéma français : Tiresia de Bertrand Bonello, Nord de Xavier Beauvois, L’esquive d’Abdellatif Kechiche, La Vie des morts d’Arnaud Desplechin, La Brèche de Roland des frères Larrieu, La vie de Jésus de Bruno Dumont et plus récemment Rubber de Quentin Dupieux, Ce vieux rêve qui bouge d’Alain Guiraudie, Grave de Julia Ducournau ou Ava de Léa Mizius.
    On doit citer aussi Avi Mograbi, Frederick Wiseman, Nicolas Philibert, Raymond Depardon, Rithy Panh, Chantal Akerman, Alain Cavalier, Johan Van der Keuken… pour la force inouïe du cinéma documentaire.
    Et quelques auteurs inclassables, mais tellement bouleversants, comme Jean-Marie Straub & Danièle Huillet, Chris Marker, Otar Iosseliani, Jean-Luc Godard, Michel Piccoli, Guy Debord…
    C’est cette qualité, cette exigence, ce foisonnement et cette diversité culturelle qui nous enrichit et nous montre, chaque jour, que nous avons besoin de cinéma, de cet art si singulier et bouleversant qui nous ouvre à la vie. Ce cinéma est celui que nous défendons depuis 30 ans.

    QUELQUES CHIFFRES !

    Notre association a soutenu 798 films (ou rétrospectives), soit 26 films par an en moyenne.
    La meilleure année a été 1998 avec 38 films soutenus et la pire 2020 avec 16 films, mais nous savons pourquoi.
    Nous avons collaboré avec 143 distributeurs indépendants différents. Les distributeurs avec lesquels nous avons travaillé le plus souvent (par ordre décroissant) sont : Pierre Grise Distribution, Les Films du Losange, Shellac, Diaphana, Ad Vitam, Rezo Films, Pyramide, Les Acacias, Les Films du Paradoxe…
    Les réalisateurs les plus soutenus sont : Hong Sang-Soo (16 films), Manoel de Oliveira (13 films), Frederick Wiseman (9 films), Alexandre Sokourov (8 films), Abbas Kiarostami (7 films), J. M. Straub & D. Huillet (7 films), Philippe Garrel (7 films), Bruno Dumont (6 films), Hou Hsiao Hsien (6 films), Jacques Doillon (6 films), Otar Iosseliani (6 films), Tsai Ming-Liang (6 films)…

    DE L’INNOVATION !

    Nous avons toujours cherché à innover dans l’accompagnement culturel des films.
    Le GNCR a été la première association à éditer des 4 pages pour accompagner les films en salle, la première à réaliser des entretiens vidéo « Rencontre(s) » avec les réalisateurs des films soutenus. Nous avons également mis en place des partenariats avec des festivals pour repérer les oeuvres cinématographiques en amont de leur sortie en salle.
    Notre association s’est engagée dans la transition numérique en créant Cinémascop et Indé-CP. Rappelons que Cinémascop a collecté 10 millions d’euros d’avances remboursables pour les salles qui se sont fédérées. Indé-CP est l’un des seuls opérateurs indépendants encore présent dans le transport dématérialisé des films.
    Nous avons appelé souvent nos adhérents à des actions collectives, avec la création de Cinémascop pour la transition numérique ou le « Manifeste pour un cinéma indépendant » en 2011 avec un colloque au Sénat, les « États généraux du cinéma indépendant » en 2008 au 104 à Paris et récemment la pétition « Pour un soutien à toutes les salles de cinéma sans exception »…
    Nous avons fait plus d’une dizaine de recours en Commission Nationale d’Aménagement Cinématographique pour soutenir et aider nos adhérents contre l’implantation de multiplexes.
    Notre combat est toujours de défendre les salles de cinéma indépendantes parce que ce sont ces salles qui garantissent la diversité de l’offre cinématographique auprès du public.
    En effet, il suffit de rappeler un chiffre : les multiplexes diffusent 24 films par écran et par an ! Les salles « Recherche » diffusent en moyenne 150 films par an et par écran.
    Nous devons rester cette association qui s’engage à défendre les films les plus singuliers, les plus novateurs, ceux qui renouvellent l’art cinématographique, tout en continuant à défendre les salles, lieux de culture et de transmission, lieux de convivialité et de rencontres, selon des principes d’égalité, de solidarité et de partage.

30 films

01 OÙ EST LA MAISON DE MON AMI ? d’Abbas Kiarostami

02  UN ANGE A MA TABLE de Jane Campion

03  BENNY’S VIDEO de Michael Haneke

04  HAPPY TOGETHER de Wong Kar-wai

05  LES FLEURS DE SHANGHAI de Hou Hsiao-hsien

06  LES GLANEURS ET LA GLANEUSE d’Agnès Varda

07  YI YI d’Edward Yang

08  LA CAPTIVE de Chantal Akerman

09  INTERVENTION DIVINE d’Elia Suleiman

10  EN ATTENDANT LE BONHEUR d’Abderrahmane Sissako

11  UZAK de Nuri Bilge Ceylan

12  SANG ET OR de Jafar Panahi

13  GERRY de Gus Van Sant

14  SHARA de Naomi Kawase

15  LE FILMEUR d’Alain Cavalier

16  CONTE DE CINÉMA de Hong Sang-soo

17  THE HOST de Bong Joon-ho

18  LE TEMPS DES GRÂCES de Dominique Marchais

19  LA PIVELLINA de Tizza Covi et Rainer Frimmel

20  LE CHEVAL DE TURIN de Béla Tarr

21  FAUST d’Alexandre Sokourov

22  TABOU de Miguel Gomes

23  L’INCONNU DU LAC d’Alain Guiraudie

24  AT BERKELEY de Frederick Wiseman

25  LES TROIS SOEURS DU YUNNAN de Wang Bing

26  RÉALITÉ de Quentin Dupieux

27  L’IMAGE MANQUANTE de Rithy Panh

28  JEANNETTE, L’ENFANCE DE JEANNE D’ARC de Bruno Dumont

29  LES GARÇONS SAUVAGES de Bertrand Mandico

30  EMA de Pablo Larraín

+1

31  RETOUR A REIMS [FRAGMENTS] de Jean-Gabriel Périot


30 salles

01 CINÉ SAINT-LEU – Amiens

02 TANDEM – CINÉMA PAUL-DESMARETS – Douai

03 STUDIO 43 – Dunkerque

04 LE MÉLIÈS – Villeneuve-d’Ascq

05 LE LUX – Caen

06 CAFÉ DES IMAGES – Hérouville-Saint-Clair

07 L’OMNIA – Rouen

08 CINÉMA DES FAMILLES – Groix

09 ECKMÜHL – Penmarc’h

10 L’ATALANTE – Bayonne

11 LE REX – Brive

12 TAP CASTILLE – Poitiers

13 LA COURSIVE – La Rochelle

14 LE MÉLIÈS – Pau

15 CINÉM’AUDE – Aude

16 AMERICAN COSMOGRAPH – Toulouse

17 LE CRATÈRE – Toulouse

18 CINÉ 89 – Berre L’Étang

19 LE GYPTIS – Marseille

20 LA CASCADE – Martigues

21 LE ZOLA – Villeurbanne

22 CINÉMA D’AUJOURD’HUI – Belfort

23 LE LUXY – Ivry-sur-Seine

24 LE MÉLIÈS – Montreuil

25 CINÉ 104 – Pantin

26 L’ARCHIPEL – Paris

27 L’ÉCRAN – Saint-Denis

28 LES TOILES – Saint-Gratien

29 MAISON DE LA CULTURE – Bourges

30 CINÉMAS STUDIO – Tours